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Pierre Bourgault
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Originaire de Saint-Jean-Port-Joli, l’artiste est
connu pour les nombreuses expositions dans lesquelles on voit le thème
récurrent du fleuve et de la navigation. « La mer est une
sorte d’étalon poétique », écrit-il.
Cet artiste navigateur a vu toutes les îles du fleuve devenu une
planche à dessin assez grande pour la portée de son regard.
Débarqué aux Iles-de-la-Madeleine avec son zodiaque, il
s’est aussitôt mis à tracer sur l’eau des dessins
qui couvrent des dizaines de kilomètres et qui, retranscrits sur
la carte des Iles, nous montrent bien les distances à parcourir
pour tracer une ligne significative dans ce paysage peut-être pas
très grand en superficie terrestre mais immense par son ouverture
sur la mer. Puis, Pierre Bourgault s’est vite intéressé
aux chemins journaliers des pêcheurs de homard qui gardent jalousement
dans leur GPS le tracé de ces sentiers que la mer dissimule aussitôt.
C’est donc une entreprise d’apprivoisement qui a guidé
ses déambulations dans les ports de pêche avec le résultat
que certains pêcheurs lui ont confié le secret de leurs sentiers
de pêche. Au large de la Grande-Entrée, se déploie
désormais une sorte de chevelure de femme faite de centaines de
voyages de pêche méticuleusement consignés par un
pêcheur qui était loin de se douter que son « chemin
de pêche » ouvrirait une nouvelle voie pour les « dessins
sur l’eau » de Bourgault.
(Voir aussi
: Monument de sel)
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